
En 1975, Pina Bausch crée une version du Sacre du Printemps pour le Tanztheater Wuppertal, devenue emblématique du théâtre-danse du XXᵉ siècle. Conservant la partition originale de Stravinsky, déjà célèbre pour le scandale de sa création en 1913 avec Nijinsky, sa version est dominée par la présence de la terre au sol, la violence des relations et la mort. En 2010, Roger Bernat propose une réinterprétation radicale, sans danseurs professionnels. La musique de Stravinsky demeure, mais prend une portée politique : elle interroge qui commande, qui obéit et comment se prennent les décisions au sein d'un groupe. L'œuvre confronte chaque individu à sa responsabilité au sein des systèmes collectifs.